Fonds ancien & régional

Après 10 ans de fermeture

Le Fonds ancien et régional des médiathèques sera exceptionnellement fermé au public les mercredis 22 et 29 décembre 2021. Il rouvrira ses portes dès le mercredi 5 janvier 2022, à 10h.

Le service est accessible gratuitement, sur rendez-vous les mercredis de 10h à 18h.

CONTACT : Fonds Ancien et Régional – Accès accueil Médiathèque François-Mitterrand
Place de l’Échevinage
BP 319 – 17107 Saintes cedex
Tel : 05 46 98 23 83

https://mediatheques.ville-saintes.fr/patrimoine

Consultez ici le guide du lecteur

Un patrimoine intellectuel et historique d'exception...

Le Fonds ancien et régional des médiathèques municipales de Saintes compte aujourd’hui 400 000 documents, datant du XIe au XXIe siècle. Certains sont remarquables et en exemplaire unique. Les collections patrimoniales sont d’une grande diversité typologique et thématique : l’Archéologie, les Beaux-arts, l’Architecture, l’Urbanisme, l’Histoire religieuse, le Bonapartisme, la Culture de la vigne, l’histoire des Chemins de fer, l’Economie régionale, la Culture Saintongeaise, la Vie quotidienne locale, les Arts, les sports, les loisirs…

 

L’ensemble de ces collections patrimoniales n’était plus accessible au public depuis juillet 2011 en raison de leur contamination bactérienne et fongique.

 

En 2019 et 2020, une partie des collections (2km linéaires sur les 3,5) a bénéficié d’un important projet de décontamination.

L’espace de conservation situé dans l’aile Nord de la médiathèque a été réhabilité et une nouvelle salle de consultation publique a été créée.

400 000 documents

  •  70 000 livres et brochures
  • 167 000 numéros de presse, issus de 1 700 titres de journaux et revues)
  • 7500 manuscrits, regroupés dans 1 800 boîtes d’archives.
  • 20 000 dossiers biographiques et thématiques
  • 11 000 cartes, plans, gravures, affiches
  • 120 000 documents photographiques (photographies, négatifs, diapositives, plaques de verre…)
  • 4000 cartes postales
  • 400 documents multimédias (microfilms, vinyles, K7, VHS, DVD)
  • Une centaine d’objets : sceaux, sculptures, tableaux…

Les collections consultables

Les manuscrits

1 800 boîtes d’archives dont des manuscrits médiévaux enluminés, le manuscrit de Savigny de 1816 sur le Radeau de la Méduse, des antiphonaires des 17ème et 18ème siècles ou des archives associatives (Les Castors saintais, Le Comité de jumelage Saintes Tombouctou) et politiques (Parti socialiste unifié de Saintes, SFIO).

La presse

500 titres de journaux pour la plupart locaux, dont la collection complète de l’Indépendant de la Charente-Inférieure (1848-1944) et de Sud-Ouest édition de Saintes depuis 1944, des bulletins de sociétés savantes, des revues scientifiques et techniques, commerciales ou culturelles.

La réserve précieuse

Environ 2 000documents parmi lesquels : des incunables, une sélection des plans et cartes (dont le premier plan aquarellé de Saintes par Braun daté de 1560), l’acte de donation de l’église Saint-Eutrope de Saintes à l’Abbaye de Cluny du 11 janvier 1081.

Le fonds photographique & des cartes postales

Le premier est composé de photographies, négatifs, diapositives. Avec plusieurs dons de photographes professionnels locaux.

Les cartes postales représentent en grande majorité les rues, monuments, événements de Saintes et des Charentes. (4 000)

Les autres collections

205 documents sur des dossiers thématiques sur les associations ou les évènements saintais.

Ainsi que les 6.000 livres et brochures des fonds Martineau et Eschasseriaux, ainsi que 20 000 brochures du fonds général.

Le fonds Multimédia

Composé de vinyles, dvd, VHS portant sur des thématiques locales.

Plusieurs ensembles documentaires (fonds général de livres, le fonds général de cartes et plans ou les plaques de verre) sont en attente d’une décontamination et ne sont aujourd’hui pas accessibles au public.

Une histoire singulière

La Maison Martineau

La famille Martineau s’installe en 1857 dans l’ancien couvent des Jacobins situé au cœur de la ville. Le père Gustave, puis le fils, Maurice, négociants saintais en cognac, transforment le lieu en un hôtel particulier de style néo-classique. Maurice Martineau y intègre, début XXème, des éléments plus modernes, comme une cheminée et un vitrail Art nouveau.

L’hôtel Martineau est un écrin en grande partie protégé au titre de l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques (1987 et 2005).

Deux parties sont classées : le vestige de l’ancienne église dominicaine, avec sa grande baie gothique flamboyant, et la chapelle Rochechouart attenante.

Sont inscrites les façades des ailes sud et ouest ainsi que l’intérieur de nombreuses pièces : salle à manger, salon, bureau, salle de billard, salon de musique et de poésie…).

L’édifice conserve les décors tels que Maurice Martineau et sa femme les ont imaginés, avec la participation d’artistes comme les céramistes Théodore Deck et Emile Müller pour la réalisation des cheminées, plafonds ou l’atelier de Marcel Delon pour les vitraux

L’étonnante richesse qui constitue le Fonds Patrimonial s’explique très largement par l’histoire saintaise et par le dynamisme du territoire. Les domaines économiques et culturels, l’archéologie, les Beaux-arts, la viticulture, l’histoire des chemins de fer, la circulation fluviale et maritime ont enrichit les collections depuis plusieurs siècles.

C’est en tant que chef-lieu du département que Saintes se dote en 1796 d’une école centrale et de sa bibliothèque. Publique, celle-ci se constitue grâce à des confiscations révolutionnaires provenant de bibliothèques religieuses et privées de la Saintonge et de l’Aunis.

Avec la disparition des écoles centrales en 1802, la bibliothèque de Saintes est attribuée à la municipalité. Des études en art, en médecine ou en droit rejoignent alors les livres et les manuscrits jusqu’ici essentiellement dédiés aux religions et à l’Histoire.

En 1871, un incendie accidentel cause d’énormes pertes, seuls 7 000 documents sur les 22 300 sont épargnés. La Ville transfert la bibliothèque alors située à l’ancien Doyenné (actuel Hôtel de Ville) au beffroi de l’ancien échevinage (actuel Musée de l’Échevinage).

Le bibliothécaire Louis Audiat s’emploie alors à reconstituer les collections. En cinq ans, après un appel aux dons très suivi, il inventorie plus de 11 000 livres, manuscrits, cartes, gravures et journaux. En 1906, son successeur, Charles Dangibeaud, continue de développer un fonds universaliste tout en collectant des documents régionaux.

En 1939, la bibliothèque municipale intègre l’hôtel particulier Martineau. Bibliophile et grand collectionneur de la mémoire saintongeaise, Maurice Martineau avait légué en 1928 à la Ville de Saintes sa collection, « La Martinienne », composée de 10 000 documents saintongeais, ainsi que son hôtel particulier, afin d’y installer la bibliothèque publique.*

À partir des années 1950, la lecture publique et le Fonds Patrimoine cohabitent dans un même lieu.

Dans les années 1980-1990, la lecture publique est déplacée dans des espaces fraichement réaménagés. Le fonds patrimoine peut se déployer dans les pièces historiques de l’hôtel Martineau.

L’ensemble de collections patrimoniales n’était plus accessible au public depuis 2011 en raison de leur contamination bactérienne et fongique.

En 2019 et 2020, la décontamination d’une partie des collections et l’aménagement d’une salle de consultation au sein des espaces de lecture publique, ont permis la réouverture du Fonds ancien et régional.