La Fenêtre-mémoire

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24déc. 2009

Le spectacle

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Le spectacle s'est deroulé sur tout le quartier de la Fenêtre: Le terrain de foot près de la Maison de quartier, aux pieds des immeubles, dans les rues du quartier, sur le site des abattoirs et sous le chapiteau de la Compagnie Avis de Tempête. Voici des photos et des vidéos du spectacle. Pardonnez-moi les maladresses techniques et de cadrage, les tremblements, pas facile avec une caméra professionnelle que l'on ne connait pas et les aléas du tournage extérieur avec du public. Ces vidéos vous rappelleront, je l'espère, de bons moments.


Violon(iste), j'adore !




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a l abattoir


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La vache (trop belle !), son maître (Benoit Hapiot) et ses deux amis


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cousine_identite_nat.jpg La cousine tradi !

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Diane, féérique !




Emeline, on aime !



Merci à tous !



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La fête continue


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babyfoot3.jpg Baby-foot humain: faut jouer collectif !

Photos et vidéos © Bernard Dinh

Un grand merci aux habitants de la Fenêtre et à la ville de Saintes. Très bonnes fêtes à tous !

23déc. 2009

La restitution de la matinée

La restitution du blog a eu lieu dans le jardin d'hiver de la ludothèque le samedi matin. La présidente de l'association Trajectoires, Marie Poinsot, et mon collègue historien Pierre-Jacques Derainne avaient fait le déplacement. Une première restitution en présence des élus avait déjà eu lieu lors du lancement officiel du blog le mardi 9 juin 2009 Invitation_au_lancement_du_Blog.pdf. Je remercie beaucoup les habitants de Saintes qui se sont déplacés.

restitution.jpg Cette photo est l'occasion de dire un grand merci à Dany (en polo marin, service culture de la ville de Saintes).

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restitution4.jpg Deuxième en partant de la gauche, Pierre-jacques Derainne (association Trajectoires), Emilie Valentin (Ville de Saintes), Céline Marmet (Ville de Saintes), Isabelle Rotondaro (Ville de Saintes). Merci à eux de m'avoir accompagné et soutenu dans cette formidable aventure.

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restitution2.jpg Merci Agathe, Annie, Mme Armand, Jacqueline, Jeannine, Martine, Micheline, Odette, Jean-Paul, Jean-Pierre, Alain, Emmanuel (tu sais toute ma reconnaissance et toute mon amitié), M. Marc, Pierre et pardon à ceux que j'aurais pu oublier.

vache_s_invite.jpg Benoit Hapiot est venu avec sa vache. C'est vrai qu'elle est tellement belle.

18déc. 2009

Les coulisses du spectacle (suite et fin)

Tout d'abord, un grand merci d'avoir bien voulu patienter depuis le samedi 17 octobre, date de la représentation. Je remercie l'Espace Culture Multimédia (ECM) de la Ville de Saintes de m'avoir prêté leur caméra professionnelle hostellerie.pdf. Vous me pardonnerez les maladresses en tous genre mais au moment de sa prise en main, je la connaissais à peine. Et puis, il y a les cris d'enfants, les gens qui passent devant la caméra, bref les aléas incontournables d'un tournage en extérieur avec du public. Mais revenons plutôt sur les coulisses du spectacle dirigé par Gery Defraine de la Cie de théâtre Croc la pomme Croc La Pomme

Voici des photos et trois vidéos (interviews de Claire Touvenot et de Gery Defraine) sur sa préparation et son contenu.

Claire et Gery

claire_et_gery3.jpg Claire Touvenot et Gery Defraine


mains_de_gery.jpg Mains de Gery

" Les valises ouvertes sur le monde"


Valises

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La maquette du quartier de la Fenêtre réalisée par les bénévoles et les animateurs de la Maison de quartier


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Maquette

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Gery_et_Paulette.jpg Gery et Paulette, ca discute !


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mains_de_claire.jpg Mains de Claire


Photos et vidéos © Bernard Dinh

05oct. 2009

Joyeux anniversaires

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Dernière parution de la Ville de Saintes: Journal de la Fenêtre

Un grand merci à tous !


Attention !!!


Le spectacle de la Fenêtre aura lieu le samedi 17 octobre à 16h précises.

Rendez-Vous sur le terrain de foot à côté de la maison de quartier (Cours de l'Hippodrome Romain)

Qu'on se le dise !


La Fenêtre en fête


Du 13 au 17 octobre 2009


Site des Abattoirs


Cette année, le quartier de la Fenêtre a de nombreuses raisons de faire la Fête:

• Le travail de mémoire engagé en octobre 2008 dans le cadre du Programme de Rénovation Urbaine, donnera lieu à une restitution dynamique et collective du blog et à une expression artistique et festive avec la participation des habitants.

RDV à la ludothèque sur le site des abattoirs le samedi 17 octobre à 11h 30.

• La Ludothèque fête ses 10 ans

• L'APMAC (L'Association pour le Prêt de Matériel d'Animations Culturelles) fête ses 30 ans

• L'Association d'Une Fenêtre à l'Autre fête ses 10 ans

• Le Site des abattoirs a été réhabilité il y a 10 ans

• L'Association Planète Sciences Atlantique fête l'année mondiale de l'astronomie


A cette occasion, habitants et artistes plasticiens feront du site des abattoirs, une scène de créations scénographiques. Pour tous, ce sera l’occasion de découvrir ce lieu unique de la ville de Saintes sous des aspects inédits et inattendus.

De plus, durant toute la manifestation, le site sera habité en son centre par le chapiteau de la Cie Avis de tempête et par ses artistes circassiens.

Les spectacles, jeux, animations et expositions rythmeront ces 5 jours d'évènements dans esprit festif et convivial.

Cliquez ici: L'Affiche


Projet2:Mise en page 1

Cliquez ici: Demandez le programme


Projet1:Mise en page 1

Programme détaillé

02oct. 2009

Les coulisses du spectacle

Deux photos prises pendant une des répétions du mois d'octobre.

20091008_photo_IMGP3630 © Dominique Paries

20091008_photo_IMGP3633 © Dominique Paries

Calendrier des répétions du mois d'octobre et du spectacle de la Fenêtre

Vendredi 2 / 10 / 09 de 18h à 20h Rdv maison de quartier de la fenêtre.

Mercredi 7/ 10 / 09 de 18h à 20h Rdv maison de quartier de la fenêtre.

Vendredi 09 / 10 / 09 de 18h à 20h Rdv maison de quartier de la fenêtre.

Mercredi 14 / 10 / 09 de 18h à 20h Rdv maison de quartier de la fenêtre.

Vendredi 16 / 10 / 09 de 18h à 22…h. rdv maison de quartier de la fenêtre.

Horaire à aménager pour les Artistes de cirque et la Chanteuse

Horaire à aménager pour Eric et Valérie en préparation et répartition du texte…

Les Horaires pour la fabrication des accessoires et la restauration de la maquette à prévoir.

SPECTACLE

Départ 16h du terrain de foot du quartier de la fenêtre. Il faut être prêt pour 15h 30. Etre présent pour 15h dernier carat

25sept. 2009

Images de quartier, images inspirées

Voici des photos prises par Gery Defraine de la compagnie de théâtre Croc La Pomme dans son travail. Elles nous remettent en mémoire des choses que l'on ne voit plus parfois parce que l'on passe devant sans plus les remarquer,. Elles donnent à voir le quartier dans des rencontres (in)attendues. Elles donnent des points de repères mais nous rappellent que la limite n'est ce qui se ferme mais s'ouvre et donne la parole. Des noms qui résonnent dans nos têtes, des noms qui racontent des histoires, des mots qui disent, mosaïque de mots aux couleurs de l'été...mais ne cherchons pas à les interpréter, laissons-nous porter.

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Tous les chemins mènent à la...Fenêtre

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M...euh !

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Plus que dix anniversaires, un lieu de mémoire(s) !

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"L'aubépine en fleur fut mon premier alphabet" (René Char)

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Parce qu'il est bon de le rappeler

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Parce que c'est le monde d'aujourd'hui et de demain...mais attention aux représentations !

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Jardins familiaux et crottes de chien, ca fait pas bon ménage

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Plante(s) heureuse(s) !

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"La Place de la paix ou du cessez le feu du 19 mars 1962 en Algérie"...

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T'en penses quoi dis Léo ?

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"Les fenêtres" Jacques BREL


Les fenêtres nous guettent quand notre cœur s'arrête en croisant Louisette pour qui brûlent nos chairs,

Les fenêtres rigolent quand elles voient la frivole qui offre sa corole à un clerc de notaire,

Les fenêtres sanglotent quand à l'aube falote un enterrement cahote jusqu'au vieux cimetière,

Mais les fenêtres froncent leurs corniches de bronze quand elles voient les ronces envahir leur lumière

Les fenêtres murmurent quand tombent en chevelure les pluies de la froidure qui mouillent les adieux,

Les fenêtres chantonnent quand se lève à l'automne le vent qui abandonne les rues aux amoureux,

Les fenêtres se taisent quand l'hiver les apaise et que la neige épaisse vient leur fermer les yeux,

Mais les fenêtres jacassent quand une femme passe qui habite l'impasse où passent les messieurs,

La fenêtre est un œuf quand elle est œil-de-bœuf qui attend comme un veuf au coin d'un escalier,

La fenêtre bataille quand elle est soupirail d'où le soldat mitraille avant de succomber,

Les fenêtres musardent quand elles sont mansardes et abritent les hardes d'un poète oublié,

Mais les fenêtres gentilles se recouvrent de grilles si par malheur on crie : "Vive la liberté",

Les fenêtres surveillent l'enfant qui s'émerveille dans un cercle de vieilles à faire ses premiers pas,

Les fenêtres sourient quand quinze ans trop jolis et quinze ans trop grandis s'offrent un premier repas,

Les fenêtres menacent,

Les fenêtres grimacent quand parfois j'ai l'audace d'appeler un chat un chat,

Les fenêtres me suivent me suivent et me poursuivent jusqu'à c'que peur s'ensuive tout au fond de mes draps

Les fenêtres souvent traitent impunément de voyous des enfants qui cherchent qui aimer,

Les fenêtres souvent soupçonnent ces manants qui dorment sur les bancs et parlent l'étranger,

Les fenêtres souvent se ferment en riant se ferment en criant quand on y va chanter,

Ah, je n'ose pas penser qu'elles servent à voiler plus qu'à laisser entrer la lumière de l'été,

Non je préfère penser qu'une fenêtre fermée ça ne sert qu'à aider les amants à s'aimer,

Non je préfère penser qu'une fenêtre fermée ça ne sert qu'à aider les amants à s'aimer.

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02juil. 2009

Repas à la Fenêtre

La fin du mois de juin annonçait les beaux jours. La rencontre au local avec les anciens animateurs du quartier avait laissé comme un goût d'inachevé, autant pour les habitants présents que pour nous, et depuis quelque temps déjà, nous avions en tête d'organiser un repas convivial. Une fois l'idée relancée, une invitation fut réalisée et distribuée dans toutes les boites aux lettres.

invitation au repas de quartier

REPAS de Quartier à LA FENÊTRE
L'auberge espagnole est ouverte ! Devant le local (Entresol du 15 de la rue de la fenêtre) Le Samedi 27 juin à partir de midi
Une façon sympathique de continuer la mémoire en partageant nos paniers respectifs, (chacun amène ce qu'il veut, ce qu'il peut), nos histoires, nos envies.
En présence de ceux qui sont la FENÊTRE et ceux qui seront la FENÊTRE, la vie demain, le spectacle bientôt…
Surprise et tutti, et le soleil sera là, il nous a téléphoné… Qu'on se le dise…
Bernard et Géry

Quelques coups de téléphone nous avaient assuré de la présence d'habitants désireux d'en savoir plus sur le prochain spectacle et de se rencontrer.

Le jour du repas avait été fixé au samedi 27 juin. Le soleil était au rendez-vous, peut-être trop d'ailleurs, et beaucoup en profitèrent pour aller à la plage, faire des courses ou rendre visite à des amis. Heureusement que les fidèles étaient là, et j'eus la bonne surprise de rencontrer des habitants que je n'avais pas eu l'opportunité de rencontrer aupravant lors de la phase de travail sur le recueil de la mémoire du quartier.

Voici quelques photos de notre repas. Merci à tous d'être venu ou d'être passé nous voir pour boire un verre, Viviane, Magalie, Marylène, Michèle, Jacky, Micheline, Loïc, Jeannine, Odette, Marie, Prisca, Callistra, Anaïs, Jannick, Dorian....

D'abord les enfants. Il y en a à la Fenêtre quoi que l'on dise !

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Callistra et Dorian

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Callistra et Prisca

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Grrrrrrhhhhhhhhh !!!!

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Elodie et son cochon d'inde Quick

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Dorian avec Jacky

Nous avons discuté de tout et de rien, du spectacle et de la vie à la fenêtre...

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et Odette en a profité pour nous raconter quelques anecdotes supplémentaires.

et Odette en a profité pour nous raconter quelques anecdotes supplémentaires.

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Jeannine, Micheline et Géry, hilares !

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Callistra semble inspirée...pour le prochain spectacle

01juil. 2009

La deuxième phase sous les hospices de Saint-Genès et de Saint-Guy

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Nous continuerons comme nous l'avons fait jusqu'à présent: vous faire part de notre démarche et de nos résultats.

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Un lycéen a pris un détail de mes bourrelets craniens...le vilain ! J'accompagne Géry le long de cette seconde phase qui annonce une nouvelle vie de la mémoire du quartier

Une fois la première phase du blog digéré, il a fallu se remettre au travail et lancer la seconde phase. Géry Defraine, acteur et metteur en scène a été retenu pour créer un spectacle vivant avec les habitants de la Fenêtre à partir du travail de mémoire réalisé.
Voici une biographie et quelques photos pour esquisser le personnage


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Sorti de l’Ecole Internationale de Théâtre Lassaâd Saïdi en Belgique, il devient comédien permanent au Théâtre des Jeunes de Bruxelles, puis en France à la Cie André Mairal. Il a été dirigé par Mario Gonzales, André Mairal, Jean-Marie Schmit, Jean-Paul Humpers, Marcel Cornelis, Isabelle Goffart, Patrick Hauthier, par Patrick Henniquau dans : "Le Grand Théâtre du Monde" de Calderone et "Les Chaises" d’Eugène Ionesco pour le Moulin Théâtre.

Au théâtre il joue Musset, de Ghelderode, Ionesco, Albee, Voltaire, Marivaux, Giono, Pagnol, Dario Fo, Boccace, Labiche, Dante, Bayard, Feydeau, Calderon,...etc On le retrouve également dans plusieurs courts et moyens métrages et téléfilms belges ou français, dont le dernier Foudre d’été sur France 2 en 2007 et 2008.

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En 1998 Géry donne les trois coups de la Cie Croc la pomme, théâtre à croquer. Il aime aborder des sujets de société grinçants, voire dramatiques, mais avec un traitement humoristique, construit de quiproquos et autres décalages inattendus, marqués de son attirance pour la commedia dell’arte, le burlesque. Son défi est de proposer au public un théâtre « impliqué » et festif à la fois. Il a mis en scène de nombreuses pièces : L'œuf dur de Ionesco, Le Maître Tambour, Le petit monde de M. Franck de Anne Marcel pour la Cie Y. Jaulin, La Leçon de Eugène Ionesco, On ne Badine pas avec l'Amour de Musset. L'Atelier de Grumberg. Le Voyage de Monsieur Périchon de Labiche. Les Contes 1. 2. 3. 4 de Ionesco. Il écrit et met en scène "La Poche".

Il créé l’Histoire du Tigre de Dario Fo, qui après plus de 100 représentations figure toujours au répertoire de la compagnie. Avec "Vive les Masques" il donne une illustration étonnante du jeu masqué 70 représentations. Aujourd'hui il s'apprête à tourner dans le grand-sud ouest : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran d’Eric Emmanuel Schmitt à La Rochelle en septembre 2009, et à Saintes en décembre 2009

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Il prête également régulièrement son regard d'artiste metteur en scène aux troupes voisines pour des pièces d’auteurs contemporains qu’il affectionne tout particulièrement : Macbett de Ionesco, Histoire de femmes de Dario Fo, On paye on ne paye pas de Dario Fo. Moins deux de Samuel BENCHETRIT.

Tout le monde est convié à donner ce qu'il peut de lui-même, ce qu'il sait faire ou ce qu'il a envie de faire.


Voici les dates qui pourraient être proposées aux habitants pour les répétitions qui auront lieu au local, situé à l'entresol du 15, rue de la Fenêtre. N'hésitez pas à vous y rendre à ces dates.

20 juin 30 juin : départ, approche, échanges, rencontres …
6 juillet au 17 juillet : Préparation, écriture, premiers ateliers
3 aout au 14 août : atelier.
24 aout au 30 août : atelier.
21 au 27 septembre : répétitions
5 au 17 octobre : répétitions et représentation


Les horaires et jours précis restent à definir.

Vous pouvez le joindre à la Compagnie au: 05 16 86 00 37, à l'adresse courriel: crocpom@neuf.fr et sur le site de l'association: http://www.croclapomme.com

12mai 2009

Paroles d'habitants III

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Invitation au lancement officiel du blog


Invitation_au_lancement_du_Blog.pdf

Quand la presse s'en mêle


Annonce_du_lancement_officiel_du_blog.pdf

Les_gens_sont_heureux_de_vivre_dans_ce_quartier.pdf

Il faut louer la persévérance des collégiens face aux aléas du porte-à-porte: absence ou indisponibilité des locataires, refus catégoriques, portes closes. Ainsi, chaque interview réussie constituait une victoire sur toutes les difficultés rencontrées.

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De gauche à droite: Gwennaëlle, Lise, Justine, Amandine et Harmonie (photo des collégiens)

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Un grand merci à Mme Christiane Quantin de nous avoir accordé de son temps (photo des collégiens).


Pierre Rivasseau est un personnage clé de la mémoire des lieux. Il a travaillé aux abattoirs, vécu rue de la Boule avant d'emménager dans un logement HLM du quartier de la Fenêtre en 1977. Nous l'avons rencontré dans l'escalier alors qu'il s'apprêtait à faire sa promenade quotidienne. Lolita Martineau, élève de 5e au collège René-Caillié l'a interrogé pendant que Théophane Marion, également élève de 5e, prenait soin de recueillir ses paroles à l'aide d'un dictaphone numérique et que les autres collégiens prenaient des photos. Les moments passés avec lui ont été des instants intimes forts et émouvants. Nous le remercions de tout coeur.

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Pierre (photo des collégiens)


Mme Nicole Robley est une habitante très récente. Pourtant, elle a accepté de nous répondre, interrogée par Franck Costa, élève de 4e au collège René-Caillié, s'excusant presque de ne pas pouvoir nous en dire plus. Merci.

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Nicole Robley interrogée par Franck et enregistrée par Amandine, tous deux élèves en 4e au collège René-Caillié (photo des collégiens).


AU LOCAL


Nous avons fait le choix de vous restituer la parole qui rend compte de la vie de quartier aujourd'hui, celle des habitants qui avaient répondu présents à l'invitation à se rencontrer et à échanger au local situé au 15 rue de la Fenêtre le vendredi 20 février 2009.

(Re)Lisez. L_Invitation_au_local.pdf

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Le local mis à notre disposition par la ville afin de mener à bien le travail de mémoire. Ce local est d'autant plus emblématique qu'il fut la première maison de quartier. Vingt ans ont passé.

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Nettoyage du local par les enfants du quartier en 1989.

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Emmanuel Durand (en blanc)

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Les tables d'école récupérées qui servirent à l'aide aux études le soir et le week-end.

Photos collection Emmanuel Durand.

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De gauche à droite, Jacqueline, Micheline, Marie-Laure et Emilie, nos deux chargées de mission préférées, Jeannine, Francine et au premier plan, Johnny.

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Micheline

Micheline, à la Fenêtre depuis cinq ans est une ancienne syndicaliste qui ose prendre la parole et dire tout haut ce que beaucoup pense tout bas. C'est le coup de gueule de Micheline.


Les métiers de l'animations se sont professionnalisés. Leurs actions aujourd'hui très encadrées ont remplacées les initiatives spontanées d'autrefois. Explications.


L'héritage de l'esprit pionnier aujourd'hui


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La Maison de quartier, aujourd'hui.

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La maison de quartier et la liaison avec les immeubles HLM de la rue Daniel Massiou et de la rue de la Fenêtre

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Vue sur la maison de quartier et les logements collectifs, cours de l'Hippodrome romain


Quelques flyers des manifestations parmi des dizaines

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Scintillantes 2008

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M. Mathieu Morin, directeur de la Maison de quartier au milieu des danseuses

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Mme Sylvie Barre, Maire adjointe à la culture et aux nouvelles technologies (4e en partant de la gauche) aux Scintillantes 2008

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Les enfants, devant.

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Danseuses "tahitiennes" aux Scintillantes 2008

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Concert de rock aux Scintillantes 2008

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Jardin jaune, hiver 2008...brrrhhhhh !!! (photos des lycéens)

Photos: Bernard Dinh

"La mémoire, c'est aussi le présent et l'avenir" Pierre-Jacques Derainne, association Trajectoires

11mai 2009

Paroles d'habitants II

Voici les dernières interviews, par ordre alphabétique, que les collégiens ont réalisées. Mme Isabelle Elion a très spontanément accepté de répondre aux questions de nos enquêteurs désormais dotés d'une expérience d'investigation. De retour dans sa ville natale depuis quatre ans, elle apprécie le calme du quartier et les services de la ville. "On a un très bon voisinage, tout le monde y met du sien pour que ca se passe bien et ca, c'est énorme".

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Isabelle Elion interrogée par Lise et Mathieu (photo des collégiens)

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Une pose pour les paparazzi-enquêteurs (photo des collégiens).


Joseph Falconieri a été la première personne que j'ai rencontrée lors de ma toute première visite du quartier de la Fenêtre, c'était en octobre 2008. Nous avons tout de suite sympathisé. Il m'a raconté un petit bout de son parcours de vie, son passage à Montreuil en Seine-Saint-Denis et sa vie en Savoie. Les collégiens se sont sentis tout de suite à l'aise, son bagout et son humour faisant le reste. Merci à Christine et à Joseph de nous avoir accordé de leur temps et de s'être spontanément prêtés au jeu des questions-réponses.

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Christine

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Joseph


Victor vit dans l'immeuble dit la tour depuis peu. Nous l'avons saisi au vol alors qu'il rentrait du collège René-Caillié. Il nous a répondu avec beaucoup de gentillesse. Nous lui souhaitons de se faire de très bons amis dans le quartier.

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J'avais déjà rencontré Frédérique lors des scintillantes qui avait accepté de me rencontrer à une date future. Finalement, c'est avec le groupe de collégiens mené par Marie-Laure Béis, chargée de mission à la ville de Saintes et par Alain Faure du centre de loisirs Le Pidou qu'elle s'est confiée pendant que l'association Trajectoires oeuvrait avec un autre groupe dans d'autres immeubles du quartier. Elle les a accueilli à bras ouverts. Nous la remercions infiniment.

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Frédérique Idriss

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Accueillis chez elle, de gauche à droite: Laura, Lolita, José (photo des collégiens).


Mme Jeannine Lamoureux est aussi un personnage clé du quartier. Elle a mis du temps à s'habituer au logement collectif, elle qui avait toujours vécu en maison individuelle. Pourtant, avant son installation dans le quartier en 1982, elle le fréquentait déjà en rendant visite à des amis qui y vivaient et en allant chercher le lait avec eux à la ferme Armand. Très vite, elle a fait partie des locataires volontaires qui proposaient aux habitants des activités ludiques et sportives, danse et gymnastique, lorsque la maison de quartier vit le jour sous la houlette d'Emmanuel Durand. Merci Jeannine de nous avoir si bien accueilli.

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Jeannine

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Les collégiens récompensés par leurs efforts. De gauche à droite, José, Alexis, Jeannine, Lolita, Théophane et Laura (photo des collégiens).


Tout le monde dans le quartier les connaît. Tout d'abord parce qu'il ne reste plus beaucoup de jeunes et que Cyril Mounier dit Moun y a grandi et qu'il y vit encore (il y est arrivé à l'âge de six mois, ses parents et sa soeur et son neveu y vivent aussi). Ensuite, parce que lui et son compère longtemps inséparables, Jonathan Traver dit Jo, ont fait partie de toutes les manifestations culturelles majeures du quartier en tant que bénévoles, puis en travaillant pour la compagnie Le Coyote dirigée par Bruno Soulet. Si après cinq ans passés à la "Tour", Jo a emmenagé en centre-ville, il demeure très attaché à sa ville et à ce quartier qu'il continue de fréquenter régulièrement. C'est pourquoi, à bien des égards, leurs souvenirs et leurs points de vue constituent des témoignages qui méritent d'être véritablement pris en compte. Ecoutons les.

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Moun et Jo


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Jo

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Moun

Parler du présent, c'est déjà parler d'avenir.


Cyril Mounier n'a pas échappé au passage des collégiens dans son immeuble. Il nous a répondu avec une très grande disponibilité et gentillesse. Merci Cyril pour tous ces bons moments.

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Sans relâche, questionné par Franck Costa et Amandine Trouvé


Nadège Mounier, sa soeur, s'est également prêtée au jeu, n'hésitant pas un instant à chercher ses albums-photos lorsque les collégiens lui ont demandé s'il elle avait des photos du quartier. Merci.

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Nadège

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L'album-photo

11mai 2009

Paroles d'habitants I

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Les interviews


Les interviews sont le résultat du travail de mémoire mené avec un groupe de collégiens volontaires du collège René-Caillié, scolarisés en classe de 5e et de 4e. Munis d'appareils photos, de dictaphones numériques et d'un guide d'entretien, ils sont allés à la renconte des habitants des logements collectifs du quartier de la Fenêtre en faisant du porte-à-porte. Les interviews sont présentés par ordre alphabétique Si dans bien des cas nous avons essuyé des refus catégoriques ou que les portes sont restées closes, dans d'autres, les collégiens ont été récompensés par leurs efforts en étant conviés à interroger les personnes chez elles. De même, de nombreux habitants ont refusé d'être filmé mais ont accepté toutefois d'être enregistré et d'être pris en photo. Les vidéos sont ainsi présentées sous deux formes. Certaines sont de petits films, d'autres des diaporamas ou des photos uniques, montés avec l'enregistrement vocal des personnes interrogées selon le temps qu'elles ont bien voulu nous accorder et les condtions du moment. Les résultats sont donc très divers et rien ne sert de les comparer. La Fenêtre n'est plus ce lieu anonyme, sans histoire, sans mémoire, sans visage telle que le quartier nous était apparu au moment où l'association Trajectoires s'était mise en tête de fouiller dans les moindres recoins de la Toile pour trouver ne serait-ce qu'une seule image du quartier de la Fenêtre. C'était au printemps 2008. Aujourd'hui, c'est une autre fenêtre qui s'ouvre à vous. Après six mois d'enquête sur le terrain, de rencontres, d'échanges et de petits riens, c'est un quartier plein d'humanité que nous avons trouvé qui n'attend rien d'autre que la place qu'il mérite; celui d'un quartier qui mêlerait des activités commerçantes, ludiques, sportives et conviviales, animés par de vraies volontés à le faire vivre pour lui-même et rien que pour lui-même avant d'être une vitrine éphémère et saisonnière. Nous remercions les habitants de la Fenêtre d'avoir bien voulu nous donner un peu de leur temps et de nous confier un peu d'eux-mêmes. Ce blog est à vous, n'hésitez pas à le faire vivre. Bon visionnage et bonne écoute.

(Re)Lisez: Guide_entetien_collegiens.pdf

Les personnes rencontrées, habitants ou anciens habitants du quartier de la Fenêtre


ANDRE Roger
AUBRY Josette
BAIRNICHE Florian
BASTIEN Jacqueline
BASTIEN Lucien
BIARDEAU Anne-Marie
BRANCALEON Alain
CAILLAUD Maurice
CHENU Benoit
CHOLLET Valérie
COHOU Yvonne
COMMENGE Jean-Paul
DURAND Emmanuel
ELION Isabelle
FALCONIERI Christine
FALCONIERI Joseph
FIEVRE Françoise
GAUTRET Jacqueline
GENTET Francine
GUINDON Victor
IDRISS Frédérique
LAIGLE Claude
LAMOUREUX-MAZZARA Jeannine
LARCHANDET Micheline
MADAULE Catherine
MERCERON Odette
MORANT Maurice
MOUNIER Nadège
MOUNIER Cyril
OUZEAU Paulette
PATARIN Sylvie
QUANTIN Christiane
RIVASSEAU Pierre
ROUGIER Richard
TRAVER Jonathan


Les habitants ayant apporté leurs témoignages mais ne résidant pas dans les logements collectifs ou les pavillons baticoop du quartier de la Fenêtre


ARMAND Henriette
GAIGNEROT Ginette
COLL Denise
ROUX Martine
SEUILLET Guy


Les personnes ayant apporté leurs témoignages, qui n'habitent pas le quartier mais qui le fréquentent ou l'ont fréquenté pour des raisons professionnelles


AUXIRRE Noëlle (D.T.A.S.)
BERTIN Patricia (D.T.A.S.)


M. et Mme Aubry se sont installés rue des Aubépines en 2004. Nous les avons rencontré dans leur jardin. Ils projettent de déménager très prochainement dans les Pyrénées.

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Florian est un locataire récent de la rue des Aubépines. Il a déménagé pour des raisons professionnelles mais ne regrette pas. Venu de Paris, il se plaît bien ici et compte bien y rester.

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M. et Mme Bastien vivent sur le même palier. Il s'y sont rencontrés et se sont mariés. D'abord, nous avons rencontré Jacqueline Bastien qui a bien voulu répondre aux questions des collégiens. Ensuite, Lucien Bastien est rentré et m'a donné des photos du chantier de la construction des immeubles de la rue Jacques Brel. Ils nous ont montré chacun respectivement les objets auxquels ils sont attachés. Un meuble "salle à manger" pour Mme Bastien qui nous a raconté son histoire, la collection de maquettes d'avion pour M. Bastien qui est un ancien de l'armée de l'air. Nous les remercions chaleureusement.

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Mme Jacqueline Bastien (photo des collégiens)

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La "salle à manger" et son histoire (photo des collégiens)

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M. Lucien Bastien (photo des collégiens)

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Sa collection d'avions miniatures (photo des collégiens)


Nous avons rencontré Mme Annie Bertolini et sa fille lors de notre incursion dans la rue des Aubépines. Elles ont fait l'objet d'un article du journal Sud-Ouest relatant notre présence dans le quartier écrit par Dominique Paries. Nous les remercions d'avoir bien voulu jouer le jeu des questions-réponses.

Les_enqueteurs_des_Aubepines__Sud-Ouest_du_31-01-09_.pdf


Au début, Anne-Marie Biardeau ne semblait pas disposer à nous répondre, non pas qu'elle n'en avait pas envie mais nous l'avions dérangé alors qu'elle se préparait pour sortir. Mais très vite, une complicité s'est installée entre elle et les collégiens, l'échange prenant très vite le pas sur ses obligations au point qu'elle finit par nous inviter à découvrir son appartement dont elle louait la luminosité, la vue et la tranquillité. En tant qu'ancienne enseignante, elle appréciait visiblement la présence des jeunes et nous avons passé un bon moment ensemble. Nous la remercions chaleureusement pour le temps qu'elle nous a accordé et la manière dont elle nous a reçu.

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Anne-Marie Biardeau (photo des collégiens)


J'ai rencontré Alain par hasard, en croyant frapper chez Françoise Fièvre. Il m'a gentiment indiqué la bonne porte. Puis, après mon passage chez Françoise, je suis passé chez lui et nous avons discuté un moment. Il m'a prêté des photos d'événements qui ont se sont passés dans le quartier notamment des photos des fouilles archéologiques qui ont eu lieu lors de la construction des immeubles de la rue Jacques Brel. Je m'étais promis de repasser le voir et il n'a pas été surpris de voir un groupe de collégiens frapper à sa porte pour l'interroger sur la mémoire du quartier. Il était déjà bien informé. Il est venu par la suite à notre invitation aux abattoirs et est resté jusqu'à la fin de la rencontre. Nous le remercions pour sa présence et l'intérêt qu'il a porté depuis le début à notre projet collectif.

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Alain Brancaléon (photo des collégiens)

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Chez Alain (photo Bernard Dinh)


Maurice est un personnage clé du quartier. Tout d'abord, parce que tout le monde l'aime et l'apprécie. Aujourd'hui à la retraite, il est bénévole dans plusieurs associations et s'active à embellir le quartier. Dernièrement, il a planté devant les fenêtre du local et nous espérons voir le fruit de ce travail très bientôt. Il regrette l'époque où la maison de quartier organisait des méchouis sur les terrains des Armand, célébrait les feux de la Saint-Jean et organisait des sorties collectives. Nous le remercions beaucoup de nous avoir soutenu depuis le début.

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Maurice interrogé par Franck, Justine au micro et Amandine (photo collégiens).

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Maurice (photo des collégiens)


Lorsque la porte s'est ouverte, un fou rire s'est emparé des collégiennes et de la jeune fille qui nous avait ouvert. Elles semblaient bien se connaître, ce qui est apparu très vite une évidence avant même de réaliser qu'elles étaient dans la même classe. M. Benoit Chenu est venu répondre à nos questions, regrettant de ne pas pouvoir nous en dire plus en raison de son arrivée récente. Nous le remercions.

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Benoit Chenu et sa fille (photo des collégiens).


C'est avec une grande disponibilité que Mme Valérie Chollet a répondu à nos questions. Pleine d'aisance, sans se sentir contrainte, elle a échangé avec les jeunes enquêteurs. Elle apprécie le quartier après avoir vécu aux Boiffiers, "personnellement pour moi, c'est le jour et la nuit...ici les gens se respectent". Elle aimerait un quartier plus fleuri avec plus d'animations. Réticente au début à être prise en photo, elle a gentiment accepté de jouer le jeu jusqu'au bout. Nous avons passé un bon moment ensemble. Merci.

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Valérie Chollet (photo des collégiens)


Mme Yvonne Cohou, 81 ans, est la plus ancienne habitante du quartier. Arrivée en juin 1968 dans l'appartement témoin de l'immeuble dit la Tour, elle ne l'a plus quitté. Nous l'avons approché en frappant à sa fenêtre et réticente au début, elle a bien voulu répondre aux questions des collégiens. Il est vrai que sa longévité dans le quartier en fait un des piliers de la mémoire des lieux et qu'elle a déjà été approchée à plusieurs reprises par d'autres personnes intéressées par son témoignage. D'ailleurs, elle nous a montré l'article que le journal de la ville, "Trimestriel", lui a consacré et que nous restituons ci-dessous. Pleine d'énergie, de malice et de discernement, elle a très vite repéré l'enquêteur un peu trop insistant à la photographier mais ne lui en a pas tenu grief. Puis, nous sommes allés tous ensemble à sa rencontre dans le hall de l'immeuble en présence de sa fille qui passait la voir à ce moment là. Nous la remercions très chaleureusement.

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Franck montre à Mme Cohou la photo qu'il a prise d'elle.

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Elle est fière de nous montrer le journal de Saintes " Trimestriel" daté de décembre dernier dans lequel elle est l'objet d'un article entier.

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Amandine, curieuse, veut le lire.

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Elle est sortie à la rencontre des collégiens dans le hall de l'immeuble bravant le froid de l'hiver. Nous la remercions beaucoup.

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A l'entrée de la "Tour" (photo des collégiens).

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07mai 2009

L'esprit pionnier de la Fenêtre

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Dès le début du travail de mémoire engagé auprès des habitants du quartier, des noms revenaient sans cesse dans les témoignages: Emmanuel (Durand), Odette (Merceron), Catherine (Madaule). Nous avons décidé d'organiser une rencontre entre ces anciens animateurs de la maison de quartier, les actuels dirigeants et les habitants afin d'exhumer cette mémoire commune et de mieux comprendre le contexte général et l'esprit généreux de l'époque.

L_Invitation_au_local.pdf

Cette rencontre venait cloturer la première phase de ce travail de mémoire et correspondait à la dernière intervention des lycéens sur le terrain. Ces derniers avaient disposé deux caméras de manière à bien filmer la rencontre pendant qu'un autre groupe de lycéens mené par un animateur culturel du lycée Bernard Palissy, Sylvain Roy, partaient recueillir les derniers témoignages éclairant et les dernières photos utiles notamment les vues qui pourraient prises sur le quartier à partir d'appartements. Munis d'un petit questionnaire, nos enquêteurs ont interrogé les invités, modérés par Pierre-Jacques Derainne, historien à l'association Trajectoires et par moi-même. La rencontre s'est cloturée par un pot. Une partie de l'équipe de l'Atelier du Patrimoine de Saintonge s'est jointe à nous, Alain Faure du Centre de Loisirs Le Pidou également et nous les remercions très chaleureusement. Et pour finir, deux chargées de mission de la ville, Marie-Laure Béis et Emilie Valentin, méritent d'être citées en exemple. Sans elles, je le répète, ce travail de mémoire, bien que modeste, n'aurait pas été ce qu'il est aujourd'hui. Un grand merci et une très grande reconnaissance ainsi qu'à Sébastien Poli, chargé de mission de la ville qui nous a accompagné et soutenu durant tout le projet. Enfin, puisqu'on en est aux remerciements et parce que je ne saurai pas où les exprimer, un grand merci au service informatique, merci M. Stéphane Padois, sans qui ce blog ne verrait tout simplement pas le jour.

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"Avant", de gauche à droite, Emmanuel Durand, Catherine Madaule, Odette Merceron (document non précisé, non daté d'Odette Merceron)

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"Après", de gauche à droite, Catherine Madaule, Emmanuel Durand, Odette Merceron (t'en fais une tête !!!)

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Ah, c'est mieux ! Mais où est Patricia (Bertin)?

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Mathieu Morin et Josette Grosleau de l'association D'une Fenêtre à l'Autre (Maison de quartier)

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Pierre-Jacques en modérateur-enregistreur

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Géry Defraine (3e en partant de la gauche), metteur en scène, prend des notes. A sa gauche, Jeannine Lamoureux et Francine Gentet, à sa droite Marie-Laure et Micheline Larchandet.

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Ne pleure pas Marie-Laure, on t'aime!

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Loic et Maurice Caillaud

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Marie-Laure Béis et Emilie Valentin

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Françoise Fièvre discute avec Pierre-jacques, à sa droite, Alain et Claude Laigle

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Alain, moi et Géry

(photos de Bernard Dinh et des lycéens de Bernard Palissy)

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Emmanuel au local en janvier 1994 (photo Odette Merceron)

Au commencement de la Maison de quartier, un local situé 15, rue de la Fenêtre...

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Des enfants

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Et encore des enfants...mais que sont-ils devenus ?

Au tout début de la maison de quartier...


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Pâques 1989

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En avant pour les Francofollies, juillet 1991

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Il y eut l'organisation de camps comme ici à Berlin

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Emmanuel Durand avait encore des cheveux

Les animateurs nous ont raconté des tas d'anecdotes et d'histoires drôles. Vous vous rappelez des vélos volés et l'arrestation des gamins sur le pont Bernard Palissy?


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Un camp cirque en août 1991

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Vous rappelez-vous de l'inauguration de la Maison de quartier?

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Le noyau dur

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Et les enfants


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On partageait tout

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Chacun amenait ce qu'il pouvait

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Photos collection Durand.


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Catherine et Emmanuel en 1991 (photo Durand)

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Odette, quand le polaroid avait la cote (photo non datée Odette Merceron)


"La maison de quartier, c'était avant tout un endroit de régulation" nous explique Emmanuel..."C'est à dire qu'il y avait plein de gens qui venaient à la maison de quartier et qui pouvaient pas se blairer...c'était un lieu où on était obligé de prendre sur soi (...) On laissait les bagages à l'entrée de manière à ce que les gens quand ils entraient dans la maison de quartier, ce qui comptait c'était leurs intentions (...) c'était pas de savoir que c'est le fils de celui qui boit". C'est Odette qui raconte comment sont nés les jardins familaux, comment ils ont été délimités, hop, hop...et hop. C'était fait.

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Maurice était fier de nous montrer le sien, on le comprend.

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Vue des jardins

Photos Bernard Dinh et les lycéens de terminale SEN (E) du lycée Bernard Palissy.


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Il y a dix ans

06mai 2009

Installation à la Fenêtre

Paroles de baticoop


Nous avons rencontré Mme Jacqueline Gautret chez elle grâce à M. Jean-Paul Commenge, "baticoopien" lui aussi, de la rue des Aubépines. J'y ai fait la connaissance de M. Maurice Morant qui, en tant qu'ancien vidangeur de la ville de Saintes, a connu beaucoup de monde. J'ai aussitôt improvisé une discussion, motivé leurs mémoires en les questionnant sur les baraquements en bois qu'ils ont bien connu, les familles qui y vivaient, la ferme Armand, la vie du quartier. J'ai demandé à Mme Gautret, habitante de la première heure de la rue des Aubépines, comment on faisait à l'époque pour acquérir une maison baticoop. Elle raconte.

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Mme Jacqueline Gautret (photo Bernard Dinh)

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M. Maurice Morant chez Jacqueline (photo Bernard Dinh)

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Jean-Paul (à gauche) nous présente le plan des maisons baticoop de la rue des Aubépines qu'il a dessiné avec les noms des occupants et le fait valider par ses amis (photo Bernard Dinh)


La construction des HLM et l'arrivée des premiers habitants


Quand la presse s'en mêle


44_logements_H.L.M._en_service_a_la_FENETRE__au_31_juillet__Sud-Ouest_27_juin_1968_.pdf

44_logements_habitables__lundi_a_la_Fenetre__La_France__27_juin_1968_.pdf


C'est la première habitante du quartier que j'ai interrogée. Elle m'était recommandée par toutes les bonnes sources du coin. Le courant est passé tout de suite, elle m'a accueilli les bras ouverts comme elle sait s'y bien faire. Nous nous sommes revus plusieurs fois par la suite, chez elle ou à l'occasion de la rencontre au local. Françoise est une des plus anciennes habitantes du quartier. Elle est arrivée en 1968 et se souvient que les travaux n'étaient pas finis lorsqu'elle et son mari sont allés voir. "Ca s'appelait Résidence La Fenêtre"...et il fallait deux salaires" dit-elle. Avant d'habiter là où elle est aujourd'hui depuis plus d'un an, dans l'autre partie des logements HLM construits en 1977, elle a vécu dans un des immeubles de la rue Daniel Massiou construits en 1968, promis à la démolition. Ses souvenirs sont là-bas. C'était trop douloureux pour elle d'en parler, alors on ne la pas fait. Nous avons parlé de tout. Elle m'a raconté un peu de sa vie, toujours avec beaucoup de pudeur, c'était parfois très émouvant. Merci Françoise pour ta confiance.

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Françoise (photo Bernard Dinh)

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Sylvie, son amie qui habite la "Tour" et lui rend régulièrement visite. Merci d'avoir accepté de poser pour la photo (photo Bernard Dinh).


Pierre Rivasseau. Une des plus belles rencontres que j'ai faite à la Fenêtre. Pourtant, comme avec Françoise, ce n'était pas gagné. Ni l'un, ni l'autre ne voulait être pris en photo, ni être enregistré, encore moins filmé. Et puis, peu à peu, une relation de confiance et de respect s'est établie entre nous. Pierre a fini par céder à mes demandes répétées à être interviewé par moi-même puis par un petit groupe de lycéens choisis sur le volet, à être présent à la visite des abattoirs, bref à être disponible et à se laisser filmer. C'est qu'à 87 ans, c'est une des dernières grandes mémoires du quartier. Il a travaillé aux abattoirs en tant que boyaudier, bien connu les cabanes en bois vu qu'il vivait rue de la Boule avant d'emménager dans un logement HLM de la Fenêtre en 1977. Il a également bien connu les familles qui vivaient dans ces cabanes, la ferme Armand où il allait chercher son lait avec son bidon de deux litres, la fosse Dassonville sur laquelle une partie des jardins familiaux a été installée, les jardins ouvriers puisqu'il en possédait un, les terrains agricoles, les vergers... Il a découvert le confort en accédant à un logement HLM: l'eau courante, le chauffage, les sanitaires. C'était il n y a pas si longtemps. Ecoutons le.

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Pierre (photo Bernard Dinh)

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Ses perruches ont chanté pendant les interviews. Elles s'arrêtaient pour me laisser poser la question puis reprenaient de plus belle (photo Bernard Dinh)

16avr. 2009

Au fil des jours

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Les deux seuls souvenirs du "Ranch": les bouillottes (photo Bernard Dinh).

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Les enfants Gondouin et Roux en 1947. En arrière plan, l'Abbaye aux Dames

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Idem (collection Martine Roux).

Une pompe unique pour toutes les famillles. Il fallait être bien organisé et attendre son tour.


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La rue de la Boule prolongée (photo Bernard Dinh).

Le bain hebdomadaire, c'est peut-être ce qui était le plus dur pour l'aînée qui devait endurer une eau déjà doublement utilisée mais écoutez plutôt.


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Merci Martine pour ce très beau témoignage (photo Bernard Dinh).

Lourd le pain de cinq kilos pour toute la famille.


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la Charente, la nuit (photo Bernard Dinh)


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La Charente en crue (photo Bernard Dinh)


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La roulotte du "Père Antonio" (photo Jean-Paul Commenge)

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La roulotte du "Père Antonio" avec le toit refait (photo Jean-Paul Commenge)

15avr. 2009

La vie dans les cabanes en bois

Aujourd'hui, difficile d'imaginer une poche urbaine où 18 familles s'épanouiraient dans des baraquements en bois. Pourtant, elle a perduré jusqu'en 1973 date à laquelle ces espaces habités appelés "bidonvilles" (Journal officiel, débats parlementaires scéance du 26 juin 1964, rapportés par André Fanton) disparurent peu à peu, après une deuxième batterie de mesures gouvernementales pour résorber entièrement tout ce qui pouvait s'y apparenter. Il n'existe à l'heure actuelle que très peu de témoignages sur ces lieux de vie. C'est pourquoi, celui de Martine Roux est à ce point unique dans une ville qui n'a pas connu la même situation que celle des banlieues des grandes villes françaises notamment Paris et sa banlieue (62 % des bidonvilles en France) où 119 "bidonvilles" étaient recensés au milieu des années 60, regroupant environ 4 100 familles et 47 000 personnes (Gastaut, 2004), mais qui a suivi le même intérêt pour l'habitat HLM comme palliatif à l'habitat précaire dans le cadre d'une réflexion plus globale sur le logement d'après guerre. Même s'il est vrai que l'on a tendance à enjoliver le passé, reste que ce témoignage donne une lumière pleine vie et d'humanité sur un espace habité largement stigmatisé et mal considéré comme nous le rappelle l'article de Sud-Ouest du 20 février 1970 sur ce que l'on appelait alors, la "zone" de Saintes.

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Le fils de Martine en 1970. On distingue la cabane en bois aux volets rouges, montée sur un lit de pierres (collection Martine Roux).

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Les enfants, Régnier et Roux, assis sur la voiture à pédale en 1966, en arrière plan vue sur les cabanes (collection Martine Roux).

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Jour de carnaval dans les "cabanes en bois" (collection Martine Roux).


Voici une belle histoire que je n'attendais pas. Celle d'un jeune médecin qui allait soigner les familles dans les "cabanes en bois" en se faisant payer en nature mais je n'en dis pas plus. Ecoutez.


L'anecdote qui suit rend compte de la manière dont un fait a été restitué de manière à donner au lecteur une interprétation fausse de l'incident en lui suggérant qu'une situtation d'insalubrité en serait l'origine et qu'il serait temps d'éradiquer ce "mal-logement". Le périmètre des cabanes en bois était considéré comme la "zone" de Saintes. Lisez.

Un_debut_d_incendie_dans_la_zone_de_Saintes-Sud-Ouest_20-02-70-.pdf

Ecoutez.


Pour la famille Roux, leur "cabane", c'était le Ranch.

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Martine devant sa maison vers 1963 (collection Martine Roux).


Pour Martine la famille c'était sacré. Aînée d'une fratrie de 9 frères et soeurs, elle s'en est occupée comme il revenait aux aînés de le faire, elle supportait les tâches les plus ardues et les plus ingrates mais n'en s'est plainte à aucun moment de l'entretien. Peut-être que le coup du bain hebdomadaire, ca c'était plus dur à avaler.

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La famille en 1973 sur le départ pour la cité du Vallon (collection Martine Roux).

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La famille Roux.


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La cuisine des Roux (collection Martine Roux).

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Mon père (collection Martine Roux).

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Mon père rue de la Boule, chauffeur aux pompes funèbres (collection Martine Roux).

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Son solex (collection Martine Roux).


14avr. 2009

La rue de la Boule

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Les cabanes en bois

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Photo offcielle des baraquements rue de la Boule (Atelier du patrimoine de Saintonge)

Avant la construction de l'habitat pavillonnaire de la rue des Aubépines et des logements HLM du quartier de la Fenêtre, des cabanes en bois ont été installées rue de la Boule à la fin de la guerre. Beaucoup de familles sans logement s'étaient réfugiées dans l'ancienne caserne Taillebourg, face à l'Abbaye aux Dames. 17 à 18 familles nombreuses furent relogées dans les cabanes en bois rue de la Boule. Les habitants se souviennent. Interview inédite de Martine Roux qui vécut avec ses parents et ses huit frères et soeurs dans une cabane en bois blanche aux volets rouges dit le Ranch.

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Vue sur la cabane de la famille Roux dit le Ranch (collection Martine Roux).

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M. Roux dans les jardins des cabanes en bois (collection Martine Roux).

Pierre a vécu jusqu'en 1977 rue de la Boule avant d'emménager dans les HLM du quartier de la Fenêtre. Il a bien connu les familles qui logaient dans les "cabanes en bois". Déjà, quand il était boyaudier aux abattoirs, il donnait à la famille Roux ce qui n'était pas recyclé par le circuit marchand de la viande. Surtout il connaît l'origine de ces baraquements en bois qui selon lui, venaient du camp Allemand de Médis, sur la route de Royan, où il a lui même fait un bref séjour avant de disparaître dans la nature. Rivasseau.jpg

Pierre Rivasseau (photo Bernard Dinh)


Maurice Morant a connu lui aussi ces baraquements. Il confirme le caractère militaire de ces constructions. Ses parents possédaient une maison baticoop rue des Aubépines et ils vivaient rue de la Boule. Il y a vécu jusqu'à très récemment. Il rappelle également la présence de trois maisons, indépendantes des cabanes en bois, situées dans le même périmètre face aux jardins des maisons baticoop et ainsi que celle de la roulotte du "Père Antonio". Mme Gautret m'a donné deux photos datées de novembre 1973 de ces maisons qu'elle voyait de son jardin, et M. Jean-paul Commenge m'a donné celles concernant le "Père Antonio" datées de 1976.

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Maurice Morant (photo Bernard Dinh)

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Une des deux maisons situées à côté des cabanes (photo Jacqueline Gautret).

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Toutes les deux ont été démoli (photo Jacqueline Gautret).


Pierre Rivasseau a accepté qu'un petit groupe de lycéens viennent l'interviewer chez lui. Il se souvient bien des baraquements de la rue de la Boule qui d'après lui, viendraient du camp de Médis. Il nous y raconte les conditions de vie et de travail puis nous renvoie sans détour à un témoin privilégié de ces constructions aujourd'hui disparues, Martine Roux, qui y a vécu avec sa famille jusqu'en 1973. Ecoutons-le.

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Pierre et Florian (photo Bernard Dinh).


Mme Henriette Armand, qui a bien connu Martine Roux et sa famille, m'avait aussi signalé l'importance de son témoignage. j'ai fini par la rencontrer. Elle m'a accordé une très longue interview riche d'anecdotes et d'histoires particulières. Elle m'a raconté de long en large la vie dans les "cabanes en bois" rue de la Boule et garde une nostalgie sans faille de cette époque. Son témoignage rend compte surtout d'une époque révolue faite d'échanges, de partage et de petits riens qui rendaient la vie meilleure. Ca vaut le détour.

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Martine Roux (photo Bernard Dinh)

10avr. 2009

Les anciens racontent

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La dernière étape de la visite: Les "anciens" répondent aux jeunes


Après une marche tonique, ce dernier moment de la rencontre à l'étage de la ludothèque (merci Karen !) fut l'occasion d'un face-à-face intimiste entre les anciens et les jeunes lycéens qui leur avaient préalablement préparé des questions. Ces anciens, attachés à leur ville et toujours autant passionnées par leurs métiers et les années passées ensemble aux abattoirs se sont fait un plaisir de répondre à leurs interrogations ainsi qu'à ceux du public. Les jeunes le leur rendaient bien. Attentifs, curieux, bienveillants, ils ne perdaient pas une miette de ces moments qu'ils savaient uniques et précieux.

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De gauche à droite, Daniel Troussereau (ancien tueur), Didier Hapiot (grossiste encore en activité), Claude Mossion (boucher à la retraite), Jean Marc (grossiste à la retraite) face à Florian Lapeyronnie et Johnny Garestier du lycée Bernard Palissy.

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A droite, Pierre Rivasseau (ancien boyaudier) et Mathieu Foucaud du lycée Bernard Palissy à la technique.

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A gauche, David Briand du journal Sud-Ouest, venu couvrir l'événement.

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Didier Hapiot répond à Johnny

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Puis c'est au tour de Daniel Troussereau

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et de Pierre Rivasseau

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Claude Mossion sait raconter les histoires et capter l'attention de l'auditoire.

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Une dernière, avant de se quitter

Photos Bernard Dinh

Le verre de sang: mythe ou réalité ?



Ce qui suit fait partie des moments forts et inoubliables de l'abattoir: le "casse-croûte". La pause collective du matin était un des moments sacrés de la journée de travail. Chauffeurs, tueurs, tripiers, boyaudiers, bouchers, vétérinaires, grossistes, tout le monde se retrouvait pour manger un morceau ensemble...et pas des moindres. Voici quelques photos d'archives prêtées par Martine Roux.

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Je ne cite aucun nom mais les intéressés se reconnaîtront. Y en a qui vont prendre un sacré coup de vieux !!!


Les moments choisis de la vidéo suivante constituent également un des aspects souterrains et moins connus mais bien réels de la présence de l'abattoir dans la ville. Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, il s'agit plutôt d'aspects favorables qui bénéficiaient aux habitants férus de pêche, nombreux dans la région.


Nous avons recueilli à chaud les souvenirs de trois habitants du quartier réunis chez Jacqueline Gautret, habitante de la rue des Aubépines.


Martine Roux a vécu dans la maison du concierge à la fermeture officielle des abattoirs qui servait encore à stocker la viande. Elle raconte la douloureuse fin des abattoirs en pensant à tous ceux qui y avaient passé presque toute leur carrière professionnelle et pour qui, ce fut un déchirement.


Même les résidents du foyer les Tilleuls se souviennent des abattoirs. La plupart originaires de la région avaient un lien indirect avec les abattoirs, parce qu'ils avaient un proche chargé d'amener les bêtes destinées à être abattues à l'abattoir de Saintes, parce que l'on faisait des kilomètres pour venir chercher des abats pour les animaux domestiques, parce que l'on avait un proche qui y travaillait, parce que pendant la guerre, les abattoirs avaient été réquisitionnés par les Allemands...Et la guerre fut pour eux, l'événement le plus marquant de leur vie.

Les personnes rencontrées au Foyer Les Tilleuls
BOURNIT Denise née en 1920
CORBEAU René né en 1921
CORSAN Jeanine née en 1930
CROIZIER Anne, infirmière coordinatrice
DOUBLET Madeleine, née en 1924
LATREUILLE Régina née en 1920
MATTEI Valérie, adjointe du directeur, M. Raphaël Rodriguez
RAPET Camille née en 1918



09avr. 2009

La visite

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Jean Marc sait de quoi il parle, interrogé par une journaliste de Radio Bleu La Rochelle et par Florian

Après avoir recueilli les premiers témoignages des anciens et localisé la maison du concierge, l'octroi et la bascule, nous avons exploré les différents bâtiments périphériques au grand hall d'abattage. Tous avaient une fonction et un rôle très précis dans le circuit d'abattage de la viande.

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Deux photos de la stabulation en activité (photos Martine Roux)

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La stabulation aujourd'hui (photos des lycéens)

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Il y avait du monde ce jour-là dans la stabulation. Daniel Troussereau raconte les derniers jours des animaux avant leur abattage (photos lycéens).

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A gauche, la stabulation, à droite l'abattage, entre les deux, le passage des bêtes cloturé par deux barrières coulissantes de chaque côté (photo martine Roux).


La scène suivante fut probablement celle qui marqua le plus les esprits. Nous étions tous réunis dans le grand hall d'abattage. Daniel Troussereau sortit d'un sac en plastique un instrument qui servait à tuer les bêtes: un matador. Nous allions assister à la mise à mort...fictive de la bête. On entendit dans la foule: "qui se sacrifie?" Il me semblait reconnaître la voix d'Elisabeth de l'Atelier du Patrimoine...La tension était palpable et montait pendant que Daniel Troussereau se préparait à tirer. On retenait son souffle...Bang !!!

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Le matador (détail)

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La cartouche feuillette (photo lycéens)

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Un public pas très rassuré...pendant que Daniel Troussereau, un peu fébrile, arme le matador (photos des lycéens).

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De gauche à droite: Pierre Rivasseau (boyaudier), Gilbert Alain (tripier, ancien tueur), André Bernardin (tueur), Denis Bouillot (tueur), Guy Bernardin dit Bichette (tripier), Henri Esterne (traiteur des peaux).
(photo prêtée par Pierre Rivasseau, 1963)

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46 ans après, Pierre est allé voir le "trou du parfum".


Le traitement des peaux exigait de la force et de la résistance.

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Le séchage des peaux

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Le traitement des peaux Photos Martine Roux


Les salles des frigos constituaient une des phases ultimes du circuit avant le chargement de la viande dans les camions. Aujourd'hui, les anciens ont eu du mal à s'y retrouver, les anciens frigos ayant été transformés. Désormais, ils servent à stocker du gros matériel technique scénique.

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Photos des lycéens.

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Les frigos aujourd'hui (photos Bernard Dinh)

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Détail d'une porte des frigos et le système des rails qui permettait d'acheminer la viande jusqu'aux camions (photos lycéens).

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Détail (photo Bernard Dinh)

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A gauche, les camions de la maison Marc, à droite les camions de la maison Hapiot (photo Martine Roux)

08avr. 2009

Ils sont venus

Quand la presse s'en mêle

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La liste des anciens

Cinq "anciens" des abattoirs nous ont fait l'honneur de leur présence lors de la visite-découverte des abattoirs, le vendredi 6 février:

Affiche invitation aux abattoirs

M. Jean MARC, grossiste à la retraite
M. Claude MOSSION, boucher à la retraite
M. Didier HAPIOT, grossiste encore en activité
M. Pierre RIVASSEAU, boyaudier pendant quelques années aux abattoirs
M. Daniel TROUSSEREAU, tueur à la retraite


Nous avons demandé à M. Eric DEJOIE et à Mme Armelle MORANT de bien vouloir nous faire part de leurs souvenirs passés aux abattoirs. Enfants, leur nounou était la femme du concierge, Mme Yvette AUDOUARD.

Nous avons également contacté M. Jean-Marie LONCEINT, vétérinaire, indisponible ce jour-là mais il nous a renvoyé à M. Francis Vion qui officiait également aux abattoirs. M. Françis VION, vétérinaire, averti trop tardivement n'a pas pu se libérer de ses obligations. M. Michel AUDOUARD, le fils, était malheureusement indisponible ce jour là et regrettait de ne pas pouvoir être présent. Nous avions espéré la venue de M. Jean-Pierre GUERIN, ancien tueur, qui malheureusement n'était pas des nôtres.

Nous remercions chaleureusement Mme Laurence HAPIOT qui n'a pas pu être des nôtres ce jour-là mais qui s'est chargée spontanément à la suite de notre premier contact téléphonique de rassembler le plus d'anciens professionnels qu'il était possible de faire.

Avant de leur donner la parole, voici des photos de la rencontre qui a débuté dans le jardin d'hiver de la ludothèque, autrefois la porcherie.


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Assis, de gauche à droite. Micheline Larchandet, habitante de la Fenêtre, Pierre Rivasseau, habitant de la Fenêtre et ancien boyaudier, Daniel Troussereau, ancien tueur, Didier Hapiot, grossiste toujours en activité, Claude Mossion, boucher à la retraite, Jean Marc, grossiste à la retraite, René Corbeau, résident au foyer les Tilleuls et beau-frère du concierge, Jean Audouard.

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Alexandre, Alban et Mathieu

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Sylvie Barre, Maire adjointe à la culture et aux nouvelles technologies

Les "anciens" face aux lycéens de terminale SEN (Systèmes électroniques et numériques) du lycée Bernard Palissy, sous la conduite de Philippe Bouhier, professeur d'histoire-géographie-lettres, et aux personnalités publiques, aux habitants, aux curieux, aux cinq journalistes, aux professionnels de la culture.

Les enquêteurs du Lycée Bernard Palissy


BOUHIER Philippe, professeur d'histoire-géographie-lettres
RAOULX Stéphane, professeur en audiovisuel
RESSEGUIER Frédéric, professeur de français
ROY Sylvain, animateur culturel
BOUHIER Stéven
CHENIN Alexandre
FOUCAUD Mathieu
FRAGNEAU Alban
GARESTIER Johnny
GURY William
LAPEYRONNIE Florian
VAUCHER Jean-Philippe


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Debout de gauche à droite. Michel Souris, une journaliste de France Bleu la Rochelle, Frédéric Morin, Elisabeth Dameron-Dupas et Sophie Montes de l'Atelier du Patrimoine de Saintonge et enfin, Armelle Morant et Eric Dejoie, nos deux témoins au regard d'enfant. On notera assis aux deuxième rang, de gauche à droite, Henriette Armand et Alain Faure du centre de Loisirs Le Pidou. A droite debout, Bernard Dinh, association Trajectoires.

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Corinne Carré, directrice de la communication de la ville, s'assure de n'avoir rien oublié.

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Après les présentations dans le jardin d'hiver de la ludothèque

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Une partie du groupe des lycéens dans la cour des abattoirs. De gauche à droite: Mathieu Foucaud, Alban Fragneau, L'homme caché à la béquille, c'est Jean-Philippe Vaucher, Alexandre Chenin, Florian Lapeyronnie et moi-même.

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Dernières recommandations techniques

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Des petits groupes se forment dans la cour. Les lycéens se préparent à recueillir les témoignages et à filmer la visite.

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Premiers clichés

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Autour des anciens

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Début de la visite avec Jean Marc et Didier Hapiot

Crédit photos: Philippe Bouhier, Bernard Dinh, Alexandre Garcia (service communication de la ville de Saintes) et les lycéens de terminale SEN (Bernard Palissy)




Crédit photos des vidéos: Bernard Dinh et Martine Roux

07avr. 2009

1913

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Il était une fois les abattoirs de Saintes...


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Le grand hall d'abattage
Photo de Desjulets, 1964

Rappelons que le premier abattoir de Saintes fut installé en 1839 dans les locaux d'une ancienne faïencerie, devenus en 1931 ceux du Musée archéologique actuel avant d'être implanté en 1913 dans le quartier de la Fenêtre en raison de son insalubrité (Maurin et al, 2007). En 1909, Le Conseil municipal de Saintes vote l'exécution des travaux de construction d'un nouvel abattoir au lieu-dit "Les Sables". Le Préfet signe l'arrêté d'autorisation de construire le 13 décembre 1911 et les bâtiments furent livrés par l'architecte F. Balley en 1913 comme nous le rappelle la date inscrite sur le pignon du grand hall d'abattage, sous les armoiries de la ville (Atelier du Patrimoine de Saintonge, 2008).

1913__4_.jpg Photo des lycéens de terminale SEN (lycée Bernard Palissy)

La première guerre mondiale retarde son ouverture, les locaux servant à accueillir les internés civils austro-allemands. Ce n'est qu'au début du mois de mai 1918 que la ville récupère l'ensemble des bâtiments. La mise en service a lieu au début de l'année suivante. Autour d'une grande cour, entourée de murs sont réparties une étable, une bergerie, une bouverie, une porcherie, de nombreuses salles de stockage tempérées ainsi que de petits bâtiments pour le traitement des peaux, de la suie, des boyaux, etc. Les étables se répartissent sur deux bâtiments séparés: D'un côté, la bouverie pour les boeufs, de l'autre, la bergerie pour les moutons et les veaux. Un espace sanitaire acueille les bêtes malades ou suspectes. La triperie traite les abats: lavage à l'eau chaude, cuisson... Deux corps de bâtiments attirent l'attention. Il s'agit du grand hall d'abattage, d'une surface d'environ 460 m2, et du pendoir des porcs, d'une surface intérieure de 160 m2. Eclairés par de grandes baies avec linteau en arc surbaissé, ils se caractérisent par le décrochement de leurs toitures à deux pans. Tout un réseau de rails aériens pour le transport de la viande après abattage sillonne les différentes salles avec des véritables aiguillages. La succession des opérations est réglée suivant un mode invariable à la façon d'une industrie moderne (Ibid.).

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Photos Bernard Dinh

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Photo des lycéens de terminale SEN (lycée Bernard Palissy)

Seuls les bâtiments et la conciergerie possèdent une façade en pierre de taille.

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La maison du concierge
Photos Bernard Dinh

Les bâtiments propres aux abattoirs sont enduits mais affichent des éléments architectoniques: chaînages d'angles et jambages aux fenêtres en pierre de taille.

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Photo des lycéens de terminale SEN (lycée Bernard Palissy)

Dans les années 1930, près de 8 000 bêtes sont abattues dans les abattoirs de Saintes chaque année, plus du double à la fin des années 1970. Cette forte hausse vient de l'obligation qui a été faite à tous les bouchers de tuer les bêtes aux abattoirs de la ville afin d'assurer un contrôle vétérinaire. Dès les années 1980, les abattoirs ne répondent plus aux besoins et un déficit de l'exploitation se fait sentir. Ce processus s'intensifie par la suite car en 1995, on ne débite plus que 10 % de la consommation locale de la viande. En 1995, les nouvelles réglementations européennes sur les normes d'hygiène finissent de condamner les abattoirs. La fermeture est prononcée le 31 décembre 1995 (Ibid.).

Aujourd'hui, les habitants de la Fenêtre se rappellent du ballet incessant des camions, des cris des bêtes et de cette "odeur tenace de cochon grillé".

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Vous avez dit "cochon grillé"? Tiens, les poils d'un porc brulés au chalumeau ! (collection Martine Roux)

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Une odeur de cochon grillé (collection Martine Roux)

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La fin des abattoirs

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La triste fin des abattoirs

Photos Martine Roux

Les abattoirs prêts à la gabarre


La fin de l'activité des abattoirs n'a pas donné lieu à une fermeture définitive du site. Au contraire, elle a fourni l'occasion à des activités socio-culturelles et ludo-éducatives d'y voir le jour.
Une partie du site a été réhabilitée en vue d'installer la ludothèque dirigée par Karen Belna et l'APMAC (Association pour le Prêt de Matériel d'Animations Culturelles) dirigée par Dominique Biton dont le lourd matériel nécessite des lieux de stockage importants. D'autres associations s'y sont également implantées: l'association Planète Sciences Atlantique dirigée par Hervé Gueurce dans ce qui fut le bureau des bouchers et La Ligue des sociétés d'aviron, par Serge Dubin dans l'ancienne maison du concierge. Mais le site, c'est aussi cette grande cour, espace central polyvalent dans lequel a eu lieu la construction de la gabarre "Ville de Saintes" dont on fête aujourd'hui les dix ans. Ce bateau est de construction récente et est destiné au tourisme fluvial. Sur un panneau d’information placé près de l’embarcadère, on peut lire l’histoire des gabarres. ‘’Le terme de gabare désigne de façon indistincte les embarcations strictement fluviales de toute la France atlantique, sans présumer de leur forme. Ces gabares transportaient autrefois les marchandises qui, pour la Charente, sont traditionnellement le sel, les vins et eaux-de-vie, les pierres calcaires, les céramiques de la Chapelle-des-Pots, le chêne du Limousin pour la tonnellerie, mais aussi, du 17ème au 19ème siècles, le ravitaillement et les canons des fonderies de Ruelle destinés à l’arsenal de Rochefort. L’usage de la voile, portée par un mât inclinable pour permettre le passage sous les ponts, était souvent associé au halage.’’
Voici quelques photos de "notre" gabarre locale sur le site des abattoirs en juillet 1999 avant sa mise à l'eau.

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De dos, Mme Margarita Sola, Maire adjointe Citoyenneté-démocratie et vie associative, "béquillée". A sa gauche, l'association Caméra-photo Club

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En fond, on aperçoit la partie de l'ancienne porcherie en cours de travaux qui deviendra le jardin d'hiver de la ludothèque et les immeubles HLM de la rue Daniel Massiou promis à la démolition.

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Sur la route

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Manoeuvre délicate

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Douce Charente...Mais où sont passés les gros poissons d'antan?

Photos prises par Françoise Fièvre

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